Le Norseman vue par Manu

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NORSEMAN

3 août 2013

Pour moi, avant cette journée, la Norvège c’était des paysages grandioses, des fjords majestueux. Promesse tenue, on en prend plein les yeux.

Alors pourquoi  ne pas aller y faire un triathlon ? Il y a ce Norseman , un triathlon différent des autres : inscription sur tirage au sort, expérience à vivre à deux avec un suiveur,  rien d’autre à gagner qu’un tee-shirt noir, et surtout un triathlon qui se termine au sommet d’une montagne, le Gaustatoppen. Tout ça ne pouvait que me plaire. La distance ne m’inquiète pas, je l’ai testée l’an passé sur le triathlon d’Embrun :  3.8 km de  natation dans un fjord, 180 km de vélo au travers d’un parc national et un marathon , avec pour corser le tout 5000m D+ dont 1800 sur le marathon.  Quand le verdict du tirage au sort tombe, je n’hésite pas longtemps, je me considère comme une grande chanceuse.

J’avais juste négligé un détail : la météo norvégienne capricieuse…

S’ensuit 9 mois de préparation. Le rythme familial est calé sur mes entraînements.

3 août . La journée commence tôt, lever 2h30 le matin. En route pour le parc à vélo à Eidfjord. Il fait encore nuit. Je suis complètement détendue, j’ai déjà fait plusieurs fois la course dans la tête. Mais ce que je ne sais pas encore c’est que  rien ne se passera comme je l’avais envisagé…

La veille, la météo annonce la journée la plus mauvaise de la semaine pour ce samedi 3 août. J’ai du mal à y croire vu le beau soleil et le calme ambiant. Au briefing  les organisateurs nous annonce même une eau à 17°, c’est exceptionnellement chaud pour un fjord. En allant faire quelques brasses avec  Stéphane le collègue du club, je décide même de ne pas mettre les chaussons   et de m’en tenir à la cagoule pour la natation.

3 heures. L’installation dans le parc à vélo est rapide car il n’y a que la première transition vélo à y déposer. La seconde transition est bien plus loin.

4 heures. Montée dans le ferry avec Stéphane. Tout va bien. Quelques photos souvenirs.



4 heures 50. L’arrière du ferry s’ouvre. Le moment tant attendu pour en découdre. Un coup de vent nous surprend et on devine que l’eau sous nous n’est pas tout à fait calme. Aïe. L’avis de tempête du matin se confirme. On décide avec Stéphane de sauter parmi les premiers pour aller se placer « behind the cayak, please » répété en boucle par les rameurs sur l’eau.  L’eau n’est pas froide, c’est déjà ça. Alors là, l’attente de la trompette du bateau est interminable, la tension monte d’un cran. Au bout de longues minutes qui me semblent une éternité, la corne de brume sonne enfin, c’est parti. Et là, la première difficulté commence dès la natation, une houle me secoue de haut en bas, impossible de nager correctement, je bois tasse sur tasse, je ne vois rien  devant. Je cherche pendant une bonne moitié de parcours ce p…. de canoë clignotant derrière lequel il faut tourner. J’ai une pensée émue pour les non-nageurs, car nager dans ces conditions est  une véritable épreuve. Je laisse beaucoup (trop)d’énergie sur cette partie. Je sors de l’eau tant bien que mal. Je suis nauséeuse, je crois que j’ai eu le mal de mer.

Je me réjouis de monter sur mon vélo, mon fidèle compagnon. Alors là je comprends vite dès les premiers 10 km que ça ne passera pas non plus comme prévu. La journée va être longue, très longue… Le parcours commence d’entrée sans échauffement par 40 km d’ascension du premier col. Pas de problème en théorie vu les dénivelés que j’avais encaissés pendant la préparation. Je suis pourtant très mal pendant cette montée, j’ai encore la nausée et  je n’ai aucune bonnes sensations, où sont mes jambes ??? Mes cuisses me font déjà mal. Est-ce que ma préparation vélo est mauvaise ? En fait un vent de face  me scotche sur place et je lutte pendant les 2h de montée. Etant donné que le parcours vélo est toujours dans le même sens, cela signifie que nous allons avoir ce vent, que dis-je, cette bourrasque permanente dans le nez sur la totalité du parcours ? Je commence à m’inquiéter. Arrivée au sommet, Mathieu m’attend avec du thé chaud, ça fait du bien. Je me force à manger malgré la nausée persistante. Le parcours se poursuit avec 40 km sur le magnifique et grandiose  plateau du parc national de Hardangervidda. Deux jours avant on avait repéré le parcours en venant de l’aéroport d’Oslo par une belle journée ensoleillée.   J’étais confiante. Mes qualités de rouleuse vont pouvoir enfin s’exprimer. Que nenni. Le vent sur le plateau est déchaîné. Je continue de lutter. La vitesse indiquée sur le compteur est inquiétante. Je me fais doubler par les gros rouleurs sur prolongateur avec casque profilé. Je regrette de ne pas avoir mis le prolongateur. Ça y est je commence à me trouver des excuses, je repousse les pensées négatives qui pointent. Le paysage est sublime. Au km90, un concurrent français m’annonce qu’on est autour de la 110ème place encore bien placés pour le tee-shirt noir réservé au 160 premiers. Heureusement que je ne n’ai pas encore conscience de la seconde barrière : l’horaire. Du km 90 au km140, c’est une succession de 4 cols de plus en plus hauts. Les éléments naturels se déchaînent : pluie battante, vents toujours là, je suis trempée, je commence à avoir froid dans les descentes.  Le dernier col  m’achève, le moral est bas, je me fais doubler sans arrêt. Ça n’est  pas possible avec la préparation que j’ai faite ? En fait les gars sont très forts en vélo sur cette épreuve.  Arrivée au dernier sommet, je me défoule  sur Mathieu, pas facile d’être suiveur. La partie la plus dure du vélo, la plus mémorable,  ce sont  les 10 kilomètres suivants à lutter face au vent violent dans un brouillard épais et  une pluie battante. Je ne vois absolument rien d’autre que la ligne blanche au sol. Grand moment de solitude. A ce moment de la course, je ne pense qu’à une seule chose : finir. Peu importe la couleur du tee-shirt. Je pense à toutes les personnes qui m’ont encouragée avant de partir, ça m’aide. Ce tee-shirt noir, c’est trop de stress à gérer. Les 30 km de descente sont « roulants », mais je n’ai plus de jambes pour me faire plaisir. J’arrive enfin au parc à vélo au bout d’un combat sans répit. Je suis tellement triste de n’avoir eu aucun plaisir sur le vélo, moi qui adore ça. Je m’écroule dans l’herbe, Mathieu me change. Il m’annonce que je suis pointée 137, que c’est encore jouable.

Au départ de la course à pied, le soleil refait son apparition. C’est incroyable la météo norvégienne. Je pars avec ce stress du tee-shirt noir qui revient. L’objectif maintenant est donc de ne pas se faire doubler avant les 32.5km, deadline du tee-shirt noir. Et on a tous le même objectif. Bonjour l’ambiance entre les coureurs ! C’est une sacrée différence avec les autres triathlons où il faut juste penser à terminer à son rythme.  J’avais prévu de tout donner sur les 25 premiers kilomètres de plat car après la côte pour gravir les 1800m de dénivelé est telle qu’il ne serait pas possible pour moi de courir. Mathieu m’alimente tous les 3 km. Plus rien ne passe, il faut se forcer à boire et manger car ça va durer au moins 6 heures. Heureusement que je ne sais pas encore  ce qui m’attend après l’arrivée au sommet. Comme à Embrun, je suis étrangement bien, après l’enfer du vélo, je double, je double…. Je ne lâche rien. J’arrive facilement au km25 en maintenant une allure régulière.


Il reste 7.5 km d’une côte à plus de 10% avant d’arriver au point clé. J’ai bon espoir. Je marche d’un bon pas. On marche tous en se suivant comme des zombis. Et là, je suis annoncée 120ème, c’est bon. Je vais pouvoir lâcher un peu. Sauf que patatras, on annonce la barrière horaire, les 160 ne pourront peut-être pas monter au sommet à cause du temps limite. Il faut continuer à lutter et puiser dans le mental. Au détour d’un virage, le tant attendu km 32.5 est là et l’arbitre me dit « congratulation  you can go to the top » ! Enfin libérée ! Malgré mon médiocre anglais, je comprends ensuite qu’il me dit que nous allons  devoir redescendre du sommet à pied car le funiculaire est en panne. Je calcule alors qu’il me reste encore au moins 4 heures d’effort… Mathieu qui trouve toujours les mots pour me convaincre me dit que je peux laisser ma place et bifurquer sur le parcours du tee-shirt blanc. Pas question ! J’irai au sommet et je redescendrai. Je prendrai le temps qu’il faut.  Il reste 5 km sur route, toujours vent de face bien sûr, je marche tranquillement en profitant du paysage, que c’est beau ! J’arrive au km 37.5, Mathieu a posé la voiture et m’attend, les 5 derniers kilomètres se font avec son suiveur sur un sentier caillouteux de montagne. Juste une petite rando, je suis dans mon élément, je suis bien, je monte à mon rythme sans plus aucune pression. L’arrivée au sommet est émouvante, on nous donne une couverture et une soupe. Il fait froid et ça souffle fort mais on est tous heureux. On admire le paysage qui vient de se dégager comme par enchantement.

Résultat : 15h51, 115ème, 11ème féminine.



Les organisateurs nous demandent de redescendre rapidement, la météo se gâte, tiens tiens… La descente est lente, très lente, interminable. Presque 2 heures.  On croise les derniers rescapés qui montent.  J’ai froid. La nuit arrive, on termine à la frontale.

Arrivée à la voiture : 23 h passé. Ce qui nous fait un effort de 18h au total…


PS : Les organisateurs nous confirment le lendemain qu’ils n’ont jamais eu des conditions  météo aussi dures pour le Norseman.

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Demi-Finale Championnats de France 2013 vue par Ludo

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Ce week end, je me déplaçais en Auvergne pour la Demi-finale Sud Ouest (légèrement au Nord) des championnats de France 2013. A quelques kilomètres de Montluçon, sur le magnifique site de l’étang de Sault, j’arrivais le samedi à 19h. Je récupèrais mon dossard, et nous partions pour une promenade sur le parcours CAP de 2,5km.


Premières impressions : Super parcours course à pied, très roulant autour d’un magnifique lac. La partie natation devrait être sympathique à la vue de l’étang. Pour ce qui est du vélo, ça promet d’être vallonné au vue du paysage.


Dimanche matin, réveil 8h, petit dèj’ léger, petite forme, mal au ventre… On passe outre, et on pense seulement à la course. Les premières courses s’enchainent, Benjamins, Minimes. Pause repas, quelques pates car ça va toujours pas au niveau de l’estomac. La course Cadettes & Juniors va débuter dans 30 minutes, je prend mon vélo et pars en reconnaissance sur le parcours de 10km. Parcours exigeant, ça attaque d’entrée par deux bosses, une courte et une longue vent de face et ça souffle. Retour sur site, je me prépare pendant que les féminines courent. Installation dans le parc à vélo, tout va bien maintenant.


On enfile la combinaison, et on va se tremper. Bonne nouvelle, l’eau est à 13,7°C (les pingouins de Saramon n’ont qu’à bien se tenir). Le départ approche, appel des coureurs… ca y est, nous sommes en ligne, prêts. Le coup de pistolet part.


Natation : Nous avons pied assez loin, j’en profite. Venu le temps de se jeter à l’eau, je nage mais c’est déjà pas facile. A la première bouée (75m), je suis dans le paquet. Nous partons vers la seconde bouée, et là, commence une longue dégringolade. Les appuis sont très mauvais, la glisse est inexistante. C’est le début du cauchemar. Je sers les dents, force dans les bras, essaie de trouver un rythme et un équilibre. Rien à faire, les mouvements s’enchainent et se dégradent… Je sors de l’eau avec l’impression de m’être battu comme un fou. On me signale 3 minutes de retard. Grosse désillusion, je sais que la course à la qualification est désormais perdue, mais je ne vais pas lâcher.


T1 : Venez pas me demander de conseils ! Complètement déboussolé, essoufflé, j’improvise, je ne suis aucune logique. Je réfléchis à peine. L’horreur. Je parviens enfin à prendre mon vélo et me dirige vers la sortie. 1 min 04 s, quand je vois ça, moi-même je me demande si j’ai pas pris le temps de me recoiffer… Enfin Bref.


Vélo : J’enfourche mon plus fidèle étalon. C’est parti, je suis sur le petit plateau, je m’échauffe en faisant de la vélocité, la première bosse doit être passées sans trop forcer. La pluie est de la partie durant le premier tour. J’ai gonflé à 8 bars car je savais que j’allais devoir rouler. Choix peu prudent mais offensif.  Dans la bosse, on se retrouve à 3, on coopère. Nous sommes 2 juniors et un cadet. Juste avant la seconde bosse, petite frayeur, ça flotte grave et je suis sur des œufs alors que nous sommes sur du plat… Nous voilà dans la bosse, mon concurrent montalbanais, s’échappe, je ne peux pas suivre, il est trop tôt pour produire l’effort. Je suis seul, le cadet ayant explosé. J’arrive au sommet, je sais qu’ils sont 4 en paquet devant. Je dois chasser… (Est-ce que j’ai bien fait de ne pas produire l’effort dans la bosse ? Non, j’ai commis une très grosse erreur). Ils sont en ligne de mire par moment, mais ça roule fort, 4 contre 1, je termine mon premier tour : 30 secondes de retard sur le groupe de 4. Dans la petite bosse, je lâche une première cartouche, ils sont à 20 secondes. Seconde bosse, je lâche une seconde cartouche. Je suis à 20m d’eux, mais le vent est là, les jambes commencent à tirer, je suis en VMA. Je craque légèrement sur la fin. Je suis repoussé à une 20aine de secondes. Je prend tous les risques, la route a séché, j’attaque, je sais qu’il me reste une petite bute à 5kms de l’arrivée pour revenir, je tente. Ca y est, après 13kms de chasse, je rentre. Je suis conscient que je vais être en difficulté à pied du fait que les 5kms restants sont en descente et que leur abri ne m’est d’aucune utilité. Enfin, à 2kms du parc, je prends mon gel qu’habituellement j’entame à mi vélo, faute à la poursuite… J’arrive au parc. Mais voilà, je veux jouer au plus fort avec les arbitres. Je descends du vélo, et j’entends « 229 ». P****N de M***E ! La pénalité, c’est pour moi.


T2 : J’accroche mon vélo. ET non, il tombe sur le vélo du voisin. Je continue de me changer, je m’énerve, mon casque vole. Niveau gestion des réactions spontanées, ZERO. Je raccroche mon vélo et je pars. 47,1s… J’ai au moins pris le temps de mettre des chaussettes avec ce temps, et NON… Enfin Bref Bis.


Cap : Je pars bien, 20 premiers mètres nickel chrome ! TEH, le voilà lui avec son carton Jaune ! Je m’arrête, il me raconte que c’est écrit sur le règlement où poser son pied en descendant du vélo. Je l’écoute gentiment, normal, je suis en tort. Ca y est, il me relâche. Mes camarades vélos sont à 20 secondes maintenant.. Génial, ca me fait repenser à l’effort que j’ai produit à vélo… Je suis sur un bon rythme, environ 15 km/h. Non, en faite, je rame, mais pas étonnant avec le vélo que j’ai fait. Ca y est, les premiers me prennent 1 tour. Ca fait mal, mais je vais pas lâcher comme ça ! Je fais un bon premier tour, je maintiens les écarts jusqu’au km 4. Léger surrégime, je me calme. Je réaccélère dans les 500 derniers mètres pour conserver ma place. Ca y est, fin du périple, fin de la souffrance physique et mentale.



1h10min51s ! 12min53s d’écart avec la tête de course. Les autographes, ce ne sera pas pour aujourd’hui… ni demain 😀


Bilan : Je suis dur avec moi-même dans ce compte rendu, car je vise beaucoup mieux qu’une performance de cette « qualité ». Cependant, je tire de gros enseignements et surtout je suis content de mes sensations vélo enchainé avec la course à pied. Il y a 9 mois, j’aurais fini à 25 minutes sur un tel circuit. J’ai fait la moitié du chemin. Le chemin restant est en natation ! Aujourd’hui, si tu nages pas vite et bien, tu te crames trop vite et donc ton vélo en subit les conséquences. De plus, tu te retrouves loin et seul… Vous avez vu ce que ça donne une course vélo seul. Ca change des performances sur La ramée ou Toulouse ! Enfin Bref Ter, une grosse déception.


J’espère que j’ai pas été trop long.


Je repars à l’entrainement. Et je compte bien faire de cet échec un tremplin.


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Les Citadelles vue par Nicolas

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Salut la compagnie,

Le 31 mars dernier se déroulait le trail des citadelles au départ de Lavelanet en Ariège. Cela fait 3 ans que je faisais le 40km avec 2000mD+ avec plus ou moins de chances quand au temps.
Cette année, frappé par un élan mystique je me suis inscris sur le 73km avec 3600m D+. Pour info les inscriptions ont été closes en 15jours pour les 3 distances soit 1400 personnes. Après pas mal de doutes, puis de confiance, puis de doutes et un bon paquet de km avalé dans la neige, boue et autre surface étrange, je me retrouve au départ à 6h du matin ce dimanche. Ah oui truc sympa, c’était le jour du changement d’heure, donc levé à 3h (heure de la veille) pour déjeuner et me préparer. Il faut aussi savoir qu’entre la neige qui fini à peine de fondre et la pluis qu’il est tombé ces derniers jours, ca va être GRAS !!!
Le départ est très sympa avec les frontales qui se suivent à la queue leu leu dans les singles bien boueux (suite aux conditions décrites avant) sous une pluie fine qui ne cessera que 2h plus tard. J’ai fait un bon choix de chaussures (Salomon speed cross) je vous laisse aller regarder la taille des crampons. Ca ne glisse pas trop par rapport aux autres années malgré les torrents de boue que nous remontons. Frontale coupée au bout d’1h20 car le jour se lève. Et ca monte et ca descend. j’attends le moment où mes cuisses vont me faire souffrir (car je passe 15 min plus vite que prévu au 1ier ravito en 2h15 et je suis 65é). Je découvre la première partie de 35km avant que l’on récupère le tracé du 40 avant la montée vers Montségur. La foret de belesta est magnifique et les points de vue agréables avec les premiers rayons de soleil qui nous réchauffent un peu.
Eh bien le reste de la course n’est qu’affaire de mental. Malgré les km qui s’enchainent, les montées sans fin, les descentes glissantes, les torrents à traverser, les « marécages » pentus à remonter et bien mes muscles ne me font pas souffrir plus que ça. Seul le mental fait le yoyo. Voyez le mur du marathon, ben je l’ai eu env tous les 20km… trop bizarre.
Un avantage pour moi: je connais le parcours du 40 donc je ne suis pas surpris par les difficultés (même que les gars du 40 qui sont passés avant nous ont « presque » nettoyé les chemins)
Au final, une grosse expérience à renouveler mais pas dans la boue pour en profiter un peu plus. De belles images de nature, de convivialité, de bonne humeur… bref l’esprit trail.
Je fini 202é sur 299 à l’arrivée en 12h33 avec env 30 minutes d’arrêt cumulé seulement. 80 personnes ont soit abandonné soit ont été hors délais.
Je confirme bien qu’une bonne reconnaissance facilite la course quand il faut du mental pour s’accrocher à quelque chose.
J’avais fait ce trail suite au CR de gilles que j’avais lu il a plusieurs années et je le remercie car je me suis découvert un mental que je ne pensais pas avoir et un site fabuleux pour les amoureux du trail (et des gros efforts!!)
A+
Nicolas
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Nailloux 21 octobre

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Bonsoir
J’avoue qui si ce matin en me levant je me demandais ce que j’allais faire dans cette galère, ce soir je suis bien contente de cette journée très sympa. Le programme à été aménagé, sans natation pour certains, avec seulement la course à pieds pour d’autres, c’était le triathlon à la carte. L’ambiance était particulièrement conviviale, même si les plus lents en vélo ont fait des blagues à leurs copains plus rapides venus les rechercher gentiment… Le repas en suivant a bien complété ce moment de sport intense.
Merci Rodolphe pour cette idée.
A refaire.
Caro



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Montberon

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En seulement 4 ans, Montberon est devenu LE rendez-vous de fin de saison de nombreux triathlètes de la région. Bon forcément en octobre, les températures fraiches se prêtent mieux à la pratique du duathlon et du coup rien d’étonnant que cette année le Girou Triathlon et son circuit de Montebron soit le support des championnats de la région de duathlon « sprint ». Et un tel label cela déplace les foules. Du coup on affichait complet avec quasiment 200 individuels et pas loin des 50 équipes. Nul doute que la sympathie et le professionnalisme du Girou Triathlon ait aussi participé grandement à ce retentissant succès. Niveau pointure, Jérôme Save (AS l’Union Triathlon), le favori, va s’offrir quasiment sans surprise le maillot de champion Midi Pyrénées de la discipline. Il franchit donc la ligne d’arrivée en tête, devant Michael Chaumont et Sébastien Sarda. Chez les filles Anne Gael Gourdin (Toulouse Tri) s’offre la victoire et la parure de rigueur championne Midi-Pyrénées.

Extrait article sur Running Mag

Résultat du Duathlon de Montberon ici

2éme place chez les juniors  de Ludovic  avec une magnifique 38 places

3 éme place de Quentin sur la course avenir

Plusieurs représentants du TOAC sur les deux courses

250 partants sur la course


Voici quelques photos de Montberon

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ASSEMBLEE GENERALE SAISON 2012/13

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JEUDI 18 OCTOBRE 2012

Veuillez noter sur vos agendas : L’assemblée générale du TOAC TRIATHLON aura lieu

Sur le parking du TOAC , 20 chemin de Garric ( à coté de la salle Nogaro) 31200 Toulouse dans l’Algéco n°2.

La présence des adhérents est obligatoire.

Programme :

19h00 Exposition des tenues et vêtements en cours de commande. Ventes des stocks.

De 19h15 à 20h30 Inscriptions ( Après l’AG si pas suffisant)

20h30 précises Début de l’AG


Cordialement.


Michel DUBREUIL

Président du TOAC Triathlon et du COTT

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Triathlon de Toulouse + Muret

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Résultat du triathlon de Toulouse ici

Victoire de ludovic chez les juniors avec une magnifique 8 places sur le sprint

Plusieurs représentants du TOAC sur les deux courses


Triathlon de Muret

C’ est le rendez vous des avenirs en Midi Pyrénées une course que pour eux

Quentin fini 3 éme de la course des pupilles 35 au départ sur cette course

il y avait plus de 120 participants sur la journée


Voici quelques photos de Labége et Muret

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Compte rendu d’Embrun par Manu

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Mercredi 15 août 2012, le jour tant attendu est enfin arrivé.

Réveil à 4 heures, entrée dans le parc à vélo à 4h45 avec la caisse pleine à craquer, elle craque d’ailleurs juste avant d’arriver.  Il y a un monde fou dans le parc et hors du parc, je parle avec mes voisines inquiètes, on s’encourage pour cette journée un peu spéciale. Toutes les filles sont placées dans la même allée, une cinquantaine seulement pour 1000 gars. On est  juste à côté des 10 garçons pro, ils n’ont pas tous l’air très sereins… j’hésite à aller les rassurer.

Benoit, notre arbitre préféré, est là, c’est sympa de l’avoir à côté. Bernard, toujours serein, vient me voir aussi tout en finissant tranquillement sa première banane.

Puis le speaker annonce le prochain départ, il faut quitter sa chaise tellement confortable. Départ 10 minutes avant pour les filles, un avantage indéniable. Il fait encore nuit, les quelques minutes face à l’eau noire resteront le moment le plus émouvant de cette journée, je n’entends même pas ce que le speaker dit, il est pourtant juste devant moi avec son micro. C’est juste une rumeur ambiante mêlée aux encouragements des spectateurs. Je repense à toute cette année de préparation très spéciale.

Le coup de pistolet me sort de ma torpeur, c’est parti pour 3800 m de natation en 2 boucles. Il fait nuit, je ne vois rien. Au bout de quelques mètres complètement perdue, je trouve enfin des pieds pour me repérer, on fera le parcours ensemble avec ces pieds-là. Très rapidement, dans ce petit groupe, chacune essaie de prendre les pieds de l’autre, je me dis qu’à ce petit jeu-là, ça ne va pas marcher. Je décide de me mettre devant, on fera ensuite tout le parcours ensemble. Se repérer est difficile, on ne voit pas les bouées, le canoë clignotant est loin, il doit y avoir des filles devant. La natation se passe bien, je suis bien, et pourtant c’est la partie que j’avais le plus négligé dans la préparation. Toujours pas de fille pour prendre le relais devant malgré quelques tentatives de ma part, je continue. La sortie arrive, je mets un point d’honneur à sortir en tête de ce petit groupe, j’avais fait tout le travail, faut pas exagérer ! Au final, je sors troisième de l’eau, il n’y avait finalement que 2 filles devant.

Première transition, je prends mon temps pour me sécher et enfiler ma tenue de vélo. De toute façon la journée va être longue, le meilleur restait à venir. Finalement je me décide à  partir pour 188 km de vélo avec je ne sais pas combien de mètres de dénivelé, en tout cas beaucoup. Caro et Nath sont là derrière les grilles du parc à vélo pour m’encourager, elles sont déjà  à fond malgré l’heure matinale. Ma stratégie est simple : gérer l’effort, boire , manger régulièrement. La météo s’annonce chaude, je crains un peu. Dans les premiers mètres du vélo, je me fais doubler par un cycliste avec son maillot Marcel Zamora (le futur vainqueur), j’hésite à prendre sa roue, ce ne serait pas très raisonnable. Aujourd’hui, je ne vais pas être joueuse. Les 40 premiers kilomètres empruntent le parcours du CD, je connais bien, j’ai fait les 2 précédentes éditions. Pour se mettre en jambes, on monte d’entrée 8 km, facile, j’attends la descente sur le lac de Serre-Ponçon, splendide. Puis direction Guillestre, par la route des balcons de la Durance, route symbolique pour moi car c’est sur cette route que j’ai fait mes premiers pas en vélo il y a trois ans. C’était la seule route du coin que je pouvais faire, la seule qui ne montait pas trop!  Puis on s’enfile dans la longue approche des gorges du Guil direction le col d’Izoard. J’ai mes repères, toutes ces routes sont mes terres d’entraînement quand je viens en vacances ici. La montée du col d’Izoard se fait facilement, je suis bien, je profite de chaque ravitaillement, il commence à faire chaud, je m’asperge la tête régulièrement, je mange , je bois sans arrêt. J’arrive au col d’Izoard tranquillement, je n’ai jamais vu autant de monde ici, les supporters sont déguisés, bruyants et chaleureux. Les bénévoles sont attentifs et nous demandent comment nous allons. Ils nous donnent notre sac de ravitaillement laissé le matin à l’organisation. J’aperçois la voiture de secours déjà occupée. Après mon pique-nique, j’attaque la descente sur Briançon, prudemment car je repense à ma chute du mois d’avril. A la sortie de Briançon, les choses sérieuses commencent. Il reste 80 km, je me dis que c’est juste une petite sortie du week-end, mais ça ne rend pas les choses plus faciles. Il fait une chaleur terrible, un vent de face que je qualifierais de violent, des bosses en veux-tu en voilà. Je repense au triathlon de Nailloux du mois de juillet, mais cette fois-ci je n’ai pas Christian pour m’ouvrir la route. Nous sommes quelques-uns à nous suivre  en file indienne, personne ne desserre les dents, on s’arrête à toutes les fontaines des villages traversés pour tremper la tête, voire plus pour certains. Les bidons donnés au ravitaillement transforment rapidement l’eau en thé. J’appréhende l’arrivée à Freyssinières, car je sais que derrière la côte de Pallon va faire mal, très mal. Elle arrive. Il s’agit donc de gravir une côte de 2km toute droite, avec un pourcentage hors du commun. Une fois en haut, je me demande comment va se passer la dernière difficulté, le col de Chalvet, 40 km plus loin. N’y pensons pas. J’aperçois au loin mon village, ça me donne du courage pour continuer. L’arrivée à Embrun se passe bien, il ne reste plus que 15 km mais ce ne sont pas les plus faciles. A la sortie d’Embrun, direction le col de Chalvet, des supporters bien intentionnés ont mis sur le panneau une serviette pour cacher le nombre de kilomètres d’ascension. A ce moment-là, un doute me traverse l’esprit, est-ce que je vais pouvoir courir 42 km après tout ça ? La montée du col est laborieuse, les habitants ont tous sorti leur tuyau d’arrosage,  et nous aspergent tout du long, j’en redemande. Arrivée en haut, je reste plus d’un quart d’heure au ravitaillement, c’est l’hécatombe, des coureurs sont allongés sur le bas-côté. Les bénévoles de ce poste ont dû être recrutés sur leur gentillesse et leur disponibilité ! A ce stade du parcours vélo, c’est fini, il ne reste plus que la descente sur Embrun pour retrouver ma chaise du parc à vélo laissée  9h plus tôt. Je m’installe confortablement, Benoit est toujours là, il appelle 2 masseurs qui s’occupent de mes jambes. C’est bon, mais il faut y aller. Je me change complètement, j’enfile ma tenue de course à pied.

C’est parti pour deux boucles de 21 km et pas que du plat ni de l’ombre. Il fait une chaleur à crever. Mon objectif est simple, c’est toujours le même, gérer, boire et manger. Je pars dans l’inconnu, je n’ai pas pu faire une préparation course à pied comme je le souhaitais. Je ne sais pas si ça va passer. La bande de supporters est là au départ sur la digue, ils sont tatoués   « allez Manue » «  allez Bernard ». Ils ont un tutu, font la holà, chantent , ce sont les supporters les plus impressionnants de tout le parcours. Je vais de poste d’éponge en poste d’éponge, je ferai une bonne partie du parcours avec une éponge coincée sur la nuque. La première boucle est facile, Christophe m’accompagne et m’encourage, ça m’aide bien. Bizarrement, je suis très à l’aise, je marche dans les côtes, je garde le rythme et  profite de chaque ravitaillement. Je commence la seconde boucle, le soleil disparait, ouf, la température diminue. Je suis toujours bien. Je trouve des partenaires, on échange pour passer le temps. Autour de nous, ce n’est pas très réjouissant, vomi et malaise dans les fossés. Je comprends alors que j’irai au bout. Quand j’arrive sur la digue, je me surprends à accélérer pour les 4 derniers kilomètres, c’est le bonheur. Le passage de la ligne est émouvant, je savoure en marchant. C’est fait !

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