Les Citadelles vue par Nicolas

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salut la compagnie,

le 31 mars dernier se déroulait le trail des citadelles au départ de Lavelanet en Ariège.

cela fait 3 ans que je faisais le 40km avec 2000mD+ avec plus ou moins de chances quand au temps.

cette année, frappé par un élan mystique je me suis inscris sur le 73km avec 3600m D+.

pour info les inscriptions ont été closes en 15jours pour les 3 distances soit 1400 personnes.

après pas mal de doutes, puis de confiance, puis de doutes et un bon paquet de km avalé dans la neige, boue et autre surface étrange, je me retrouve au départ à 6h du matin ce dimanche.
ah oui truc sympa, c’était le jour du changement d’heure, donc levé à 3h (heure de la veille) pour déjeuner et me préparer.

il faut aussi savoir qu’entre la neige qui fini à peine de fondre et la pluis qu’il est tombé ces derniers jours, ca va être GRAS !!!

le départ est très sympa avec les frontales qui se suivent à la queue leu leu dans les singles bien boueux (suite aux conditions décrites avant) sous une pluie fine qui ne cessera que 2h plus tard.
j’ai fait un bon choix de chaussures (Salomon speed cross) je vous laisse aller regarder la taille des crampons.
ca ne glisse pas trop par rapport aux autres années malgré les torrents de boue que nous remontons.

frontale coupée au bout d’1h20 car le jour se lève.

et ca monte et ca descend. j’attends le moment où mes cuisses vont me faire souffrir (car je passe 15 min plus vite que prévu au 1ier ravito en 2h15 et je suis 65é).

je découvre la première partie de 35km avant que l’on récupère le tracé du 40 avant la montée vers Montségur.
la foret de belesta est magnifique et les points de vue agréables avec les premiers rayons de soleil qui nous réchauffent un peu.

et bien le reste de la course n’est qu’affaire de mental.
malgré les km qui s’enchainent, les montées sans fin, les descentes glissantes, les torrents à traverser, les « marécages » pentus à remonter et bien mes muscles ne me font pas souffrir plus que ca.

seul le mental fait le yoyo. voyez le mur du marathon, ben je l’ai eu env tous les 20km… trop bizarre.

un avantage pour moi: je connais le parcours du 40 donc je ne suis pas surpris par les difficultés (même que les gars du 40 qui sont passés avant nous ont « presque » nettoyé les chemins)

au final, une grosse expérience à renouveler mais pas dans la boue pour en profiter un peu plus.
de belles images de nature, de convivialité, de bonne humeur… bref l’esprit trail.

je fini 202é sur 299 à l’arrivée en 12h33 avec env 30 minutes d’arrêt cumulé seulement. 80 personnes ont soit abandonné soit ont été hors délais.
je confirme bien qu’une bonne reconnaissance facilite la course quand il faut du mental pour s’accrocher à quelque chose.

j’avais fait ce trail suite au CR de gilles que j’avais lu il a plusieurs années et je le remercie car je me suis découvert un mental que je ne pensais pas avoir et un site fabuleux pour les amoureux du trail (et des gros efforts!!)

A+
Nicolas